Recherche

Sérénade Chafik

Catégorie

Non classé

Pas en mon nom

ob_b1c825_allah6

Au nom d’Allah Akbar, cet été des femmes ont été agressées au couteau en Egypte, à Hurghada (la mer rouge)
Ce n’était pas la première fois, ni hélas la dernière.

Aujourd’hui, et ce n’est pas non plus la première fois en Occident, deux femmes ont été tuées au couteau

Nous ne pouvons absolument pas prétendre que le terrorisme n’a rien à voir avec l’islam
Mais, de part le monde tous les musulmans ne sont pas des fanatiques qui tuent au nom d’Allah Akbar

L’idéologie islamiste, qu’elle soit modérée ou plus radicale est le vivier du terrorisme

C’est à nous, femmes et hommes de culture musulmane (acceptée ou imposée), croyants, agnostiques ou athées, de rejeter massivement l’islamisme qui n’est que totalitarisme basé sur la peur et la terreur.

Il se base pas sur le pur versus l’impur, le croyant versus mécréant, le halal versus le haram.

Sa rhétorique est basée sur le sexisme, l’antisémitisme et l’homophobie.

Il est la principal cause de la radicalisation et du passage à l’acte

Pas en mon nom

Publicités

Pourquoi je soutiens les FEMEN poursuivies au tribunal pour exhibition sexuelle

soutien FEMENLe corps des femmes n’est pas obscène

Je viens d’Egypte, un pays où le corps des femmes est un champs de bataille.
À 8 ans la petite fillette est excisée (94% selon le rapport du l’UNICEF).
À 12 ans elle est interdite de jouer dehors de peur de la mixité, donc de fréquenter des garçons et de perdre ce petit bout de peau qu’est l’hymen qui représente l’honneur pour la famille, les voisins, la patrie l’honneur qu’ils ont placé entre ses cuisses
À 20 ans elle est mariée avec un homme souvent plus âgé et qu’elle n’a pas forcément choisi
À 21 ans elle est mère et souvent femme battue (61% des femmes subissent les violences conjugales en Egypte)
On lui dit qu’elle est impur et devrait cacher son corps
Quand elle a ses règles, on lui dit que Satan l’habite
Tout le long de sa vie, elle est soumise à la charia, aux interdits et au contrôle non seulement de la famille mais de toute la société puisque la loi lui interdit d’avoir une sexualité libre sous peine de prison.

Dans ce contexte, mon corps qui a été utilisé comme arme contre moi même, je me l’approprie, il m’appartient et devient une arme contre tous les obscurantistes
#20SeptembreAvecFemen

INTERVENTIONS, LUTTE CONTRE L’EXCISION Vidéos «L’excision en Egypte aujourd’hui » – Conférence Sérénade Chafik/GAMS à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la mutilation génitale féminine

Aujourd’hui, en Egypte, 94% des fillettes et des femmes sont excisées soit 3600 fillettes par jour.
Intervention lors de la journée international pour l’abolition de la mutilation génitale féminine du 04 février 2017 dans le cadre de la Conférence du GAMS

 

unicef-carte excision

 

TRISTE DE RETROUVER CES DÉRIVES EN FRANCE

20151208123118123118181208dectue3118Entre 1992 et 1993 l’Egypte vivait au rythme des attentats quotidiens. Les islamistes avaient déclaré la guerre à la population. Et tous les jours nous déplorions la mort de nos concitoyens qui succombaient sous les bombes du terrorisme. Nous passions notre temps à prendre les nouvelles des uns et des autres avec la crainte qu’un proche soit parmi les victimes.

Un jour, dans la rue, j’ai été agressée, un homme avec son cutter, m’a tailladé mon pantalon en me promettant l’enfer dans l’au-delà, N’étais-je pas à ses yeux une mécréante ? Son cri me perce encore les tympans : tu ne respectes pas les préceptes de la religion ni les recommandations du Prophète.

Mais, le jour où mon fils, âgé alors de 5 ans m’a dit que je brulerai en enfer à cause de mes tenues vestimentaires, le jour où je l’ai surpris essayer de couvrir les bras de sa petite sœur âgée à l’époque de 18 mois, j’ai décidé de reprendre le chemin de l’exil.

Il fallait fuir, il nous fallait sauver nos vies. Je voulais élever mes enfants loin du spectre de cet islam politique devenu un danger pour notre mode de vie et notre pensée.

En juin 1992, ils ont assassiné l’écrivain progressiste Farag Foda parce qu’il était un libre penseur.

Début 1993, j’ai quitté mon pays. Fuir c’était survivre à l’obscurantisme qui se propagait dans la cité. Dans mon imaginaire, partir c’était survivre à la tyrannie du fondamentalisme. Partir c’était aussi retrouver mes droits de femme libre.

Dans le pays de mon enfance, on appelait ces forces obscurantistes : les Frères Musulmans, Jihad, El takfir wel Hegra, El Jammaa El Islameya. Quel ne fut pas mon désarrois en les retrouvant en France.

Pourtant en décidant de venir vivre en France, je croyais que nous étions à l’abri. La France dans notre imaginaire demeurait le pays des lumières.

En 1993 je n’avais pas imaginé un seul instant que les pouvoirs politiques allaient nous imposer une organisation telle l’UOIF, cette tribune des Frères musulmans.

Mais le 4 octobre 2016 mon désarroi a été immense. C’était comme si mon pays d’adoption me tournait le dos. Naïvement, je croyais que nous étions à l’abri.

À aucun moment je n’aurais pu imaginer que le parquet, le ministère public, aurait demandé la condamnation d’un intellectuel parce qu’il dénonce les dérives des frères musulmans ou de l’UOIF, Pourtant hier, mardi 4 octobre, le procureur a requis la condamnation de Mohamed Louizi. Je suis triste, très triste de ces dérives, triste de constater qu’un procureur valide par son réquisitoire les accusations formulées par les Frères Musulmans. Ne sait-il pas que leur unique objectif est celui de nous museler

Sérénade Chafik

Publié le 06 octobre 2016

http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/10722

 

 

L’ASSASSIN DE FARAG FODA APPELLE À FAIRE LA GUERRE CONTRE L’EGYPTE

foda-3-768x465

 

Farag Foda, militant des droits de l’Homme était l’auteur de plusieurs livres. Il défendait l’idée d’une société laïque ou le religieux et l’Etat seraient séparés et ou chrétiens et musulmans seraient égaux. Victime de campagnes de harcèlement de la part des islamistes, il a été assassiné le 8 juin 1992.

Farag Foda avait été accusé de « blasphème » le 3 juin 1992 par un conseil d’oulémas de l’Université al-Azhar. Peu après, Sheikh Gad al-Haq et Mohammed al-Ghazali lancent une fatwa et le qualifient d’ «ennemi de l’islam». Mohammed al-Ghazali, théologien déclare « si le gouvernement peine à condamner les apostats, n’importe qui peut se charger de le faire »

Cinq jours plus tard, l’écrivain Farag Foda était assassiné par des extrémistes islamistes du groupe El Jamaa El-Islamiya.

foda 3

Dans le communiqué de El Jamaa El-Islamiya, on trouve une référence à la fatwa d’al-Azhar. L’écrivain Farag Foda y est qualifié d’apostat à cause de son refus d’instauration de la charia.

Lors du procès des assassins, Mohammed al-Ghazali, n’hésite pas à intimider les juges en déclarant « il n’est pas mal de tuer un apostat ». Aujourd’hui Mohammed al-Ghazali est décrit en Europe par les prédicateurs fréristes comme un mélomane.

Abou El Alla Abd Raboh, leader du mouvement El Jamaa El Islamiya sera condamné à 52 années de prison pour ce meurtre et différents actes de terrorisme. A son arrivée au pouvoir, Mohamed Morsi , libèrera par décret Abou El Alla Abd Raboh le meurtrier de Farag Foda ainsi que 45 membres d’autres organisations islamistes impliqués dans des actes terroristes.

Interrogé à sa sortir de prison, Abou El Alla Abed Rabbo refuse d’exprimer ses regrets pour avoir tué l’écrivain. Il profite de sa nouvelle liberté pour haranguer les foules, notamment à la Place Rabia qu’il quitte avant la macabre dispersion. Il fuit l’Egypte pour s’installer au Soudan avec huit autres dirigeants d‘El Jamaa El Islameya, et commence à structurer des groupes terroristes contre l’Egypte.

En janvier 2015, le leader du mouvement El Jamaa El Islameya, Abou El Alla Abd Raboh a appelé les forces islamistes à faire partie de ce qu’il a qualifié du « jeu de violence » contre l’état égyptien et « ne pas laisser seule Daesh mener cette bataille, » qui selon lui « a réussi à infliger de grosses pertes à l’état.»

Dans une de ses publications sur les réseaux sociaux, Abou El Alla Abd Raboh explique :

« DAECH comme vous la nommez a agi et est entré dans le jeu au cœur de la capitale. Vous restez statique, vous vous contentez à l’instar de vos dirigeants, de vous lamenter, de condamner, sans inviter à l’action … Vous voulez échapper aux massacres bougez et faites le djihad. Les jeunes sont en colère et opprimés, DAECH, cette organisation de nos frères, représente pour eux le salut contre l’oppression et la servitude. Otez vos habits d’humiliation et agissez. »

L’assassin de Farag Foda, incite régulièrement à la violence.

Le 5 février 2016 il écrivait sur sa page Facebook :

« Une idée me vient à l’esprit… !

À mes frères qui disent que ceux qui incitent aux djihad en Egypte ne sont pas en phase avec la réalité

En réponse, je ferais l’hypothèse qu’ils ont raison…

Mais j’ai une question

Il y a un djihad qui est un devoir dans d’autres pays, son objectif est celui de défendre la croyance.

As-tu compris pour défendre la croyance.

As-tu émigré pour faire triompher ta religion ?

T’es-tu décidé pour répondre à l’appel du djihad ?

Je te dis, as-tu simplement eu une pensé à propos du djihad ou pour le djihad.

Je te dis sans flatterie ou détour, tu mens à toi-même. Tu es attaché à ta vie et non à l’au-delà.

La religion se fait insulter, on viole l’honneur, les corps sont maltraités, les orphelins meurent de faim, les veuves souffrent de la séparation et des regrets, les dépossédés pleurent des larmes de sang et toi tu es heureux et tu jouis ici.

(Ô vous qui croyez, craignez Allah et soyez avec les véridiques)  »

%d8%a3%d8%a8%d9%88-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d9%84%d8%a7-%d8%b9%d8%a8%d8%af-%d8%b1%d8%a8%d9%87%d8%8c-appel-djihad

foda1

Le 18 juin 2016, dans une interview avec JournalMasr il déclare qu’il ne rentrera en Egypte que si l’on appellait au djihad et affirme mener le djihad en Syrie. Le 29 août 2016 une vidéo postée sur Youtube confirme sa présence en Syrie auprès de DAECH.

Il précise qu’il ne fait plus partie de l’organisation El Jamaa El Islameya. En effet, l’organisation El Jamaa El Islameya prétend qu’elle a abandonné le recours à la violence. Pourtant nombreux sont ses anciens membres qui y ont succombé. L’émir de l’ancienne branche armée d’El Jamaa El Islameya, Refaii Taha, est mort en Syrie. Comme de nombreux membres de l’organisation, il avait rejoint Abou El Alaa Abd Raboh

Serenade Chafik

Publié le 06 septembre 2016 http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/10386

 

 

Combattre l’islamisme sur tous les fronts

Dans une lettre ouverte, des personnalités militantes exhortent les dirigeants politiques français à mener une guerre éminemment politique et économique contre l’islamisme radical.

Combattre l’islamisme sur tous les fronts
Alors que depuis 2012 notre pays connaît une vague d’attentats sans précédent, pas un jour ne passe sans que l’un d’entre vous ne clame que «nous sommes en guerre». Pour répondre à l’inquiétude des citoyens, vous proposez des actions et des mesures souvent pertinentes, dont chacun peut légitimement se demander pourquoi elles n’ont pas été mises en œuvre plus tôt.

D’autres de vos idées sont plus contestables, si nous voulons conserver un cadre démocratique à notre République. Quelques-uns d’entre vous font même référence à Churchill («Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur») ou à Clemenceau («Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre»), mais peu semblent avoir la lucidité de l’analyse, la cohérence de l’action et la persistance du courage de ces illustres prédécesseurs.

Les «territoires perdus de la République»
Le prétendu Etat islamique et le jihadisme dans leurs formes actuelles seront militairement vaincus : c’est une question de temps et de moyens. Mais l’islamisme, qui est le terreau et le sas naturels du jihadisme, semble voué à prospérer. Refusant de séparer la religion de la politique, il travaille notre pays depuis des décennies, aboutissant à de véritables «territoires perdus de la République». Bien sûr, nous ne parlons pas ici de l’immense majorité de nos compatriotes musulmans vivant paisiblement leur foi (ou leur indifférence) dans leur sphère privée, mais d’un islam militant poursuivant un objectif politique.

L’islamisme, qu’il soit d’obédience wahhabite ou associé aux Frères musulmans, a le même projet stratégique de conquête que le jihadisme. Il n’en diffère que par la méthode pour gagner les esprits et les cœurs et implanter dans notre pays et d’autres en Europe un modèle politique et social à l’inverse absolu de notre démocratie occidentale. L’égalité hommes-femmes, la liberté d’expression (incluant le droit au blasphème), la laïcité, la protection des minorités, y compris sexuelles, une politique étrangère indépendante… voilà quelques-uns des marqueurs de notre modèle français et européen que veulent abattre les islamistes.

Les attentats terroristes sont certes condamnés par la plupart des institutions ou personnalités islamistes, d’abord parce qu’ils gênent leur stratégie «entriste» dans le tissu sociétal français, en créant la suspicion ou la répulsion envers l’islam. Mais depuis l’avènement des réseaux sociaux, le double discours de certains imams ou maîtres à penser médiatiques ne laisse plus place à l’illusion.

Pour arriver à ses fins, l’islamisme en France bénéficie de subsides et d’appuis matériels significatifs de l’Arabie saoudite et du Qatar. Ce soutien transite par des aides officielles, mais aussi par des fonds privés pour la construction de mosquées salafistes, des lieux d’enseignement, des organisations et des réseaux islamistes dans les universités comme dans les banlieues.

De la diffusion de la propagande islamiste
La prise de contrôle ou la participation dans de nombreuses entreprises françaises par des fonds issus de ces pays génèrent des bénéfices, contribuant à alimenter la diffusion de la propagande islamiste et les flux d’aide à leurs réseaux sur notre territoire. Ces contrôles d’entreprises françaises permettent aussi à ces Etats diffuseurs du salafisme d’augmenter leur visibilité et leur assise, comme l’a démontré le Qatar avec sa prise de contrôle économique et médiatique du PSG.

Le Qatar n’a cessé depuis quinze ans d’appeler au jihad. Son principal prêcheur, Youssef al-Qardaoui, est le fondateur et doyen de la première Université des études et sciences islamiques, établie au Qatar en 1977. Considéré comme le guide spirituel des Frères musulmans, il a été condamné à mort en Egypte. Son programme « Al-charia wa al-hayat » (la voie vers dieu et la vie), diffusé sur Al Jazeera, connaît une audience importante dans le monde. Voilà ce qu’il dit : «L’islam est entré deux fois en Europe, et deux fois l’a quittée… Peut-être que la prochaine conquête, avec la volonté d’Allah, se fera par la prédication et l’idéologie. Toute terre n’est pas obligatoirement conquise par l’épée… Nous voulons qu’une armée de prédicateurs et d’enseignants présente l’islam dans toutes les langues et tous les dialectes…»

Le Consortium Against Terrorist Finance nous apprend qu’en 2010, Al-Qardaoui était président du Conseil de surveillance de la charia de la Banque islamique du Qatar, l’un des plus importants établissements islamiques, qui entretient des relations controversées avec des organisations soupçonnées de financer le terrorisme au Moyen-Orient. Et Al-Qardaoui a coopté au sein de l’Union mondiale des savants musulmans le Suisse Tariq Ramadan, qui a demandé la naturalisation française pour jouer un rôle politique dans notre pays. Rappelons que Ramadan, petit-fils et adepte du fondateur des Frères musulmans, se vante de ne pas «être Charlie» et d’être «perquisitionnable»…

De son côté, l’Arabie saoudite est en passe de constituer le plus grand fond d’investissement dans le monde, après avoir cédé une partie de sa société d’exploitation pétrolière. Nul doute que de nombreuses entreprises en difficulté ou en quête de capitaux pour se développer seront tentées par cette nouvelle manne financière. Il n’est pas sûr que cela soit une bonne nouvelle pour notre pays.

Des niches fiscales accordées au Qatar
Au plus haut sommet de l’État, vous avez encouragé ces investissements, voire ces prises de contrôle. Vous avez même créé des niches fiscales pour les dispenser d’impôts, telle l’exonération des plus-values immobilières accordée en 2009 au Qatar, alors même que les institutions régaliennes du pays pour se défendre contre le terrorisme sont en mal de financement. Il serait fastidieux d’égrener la longue liste des sociétés françaises ainsi concernées, dans les médias, l’immobilier, le commerce ou le sport… Le Qatar n’a même pas caché sa volonté d’entrer dans le capital de deux sociétés stratégiques pour la défense nationale, EADS et Areva, sans succès heureusement. Pour le moment.

Dans toute guerre, la maîtrise de tous les attributs de la puissance est nécessaire pour vaincre un ennemi structuré. Vous pouvez frapper en Syrie, en Irak, au Mali, en République centrafricaine et en Libye. Vous pouvez renforcer nos services de renseignement et de sécurité intérieure. Mais vous devez aussi combattre politiquement l’islamisme en France. Vous devez fermer ses mosquées, expulser ses imams radicaux étrangers, tarir ses relais dans les quartiers, sanctionner ses réseaux sociaux et ses chaînes satellitaires, couper les sources de financement de l’islam politique. Sans quoi vous ne vous serez attaqués qu’à l’écume du terrorisme.

Investir dans les banlieues
Des efforts considérables seront nécessaires pour investir dans les banlieues et dans les quartiers en difficulté et reconquérir les zones abandonnées aux pègres et aux islamistes, où prospère aussi le Front national. Nul doute que se passer des «services» de puissances opulentes mais néfastes à la démocratie française impliquera des choix douloureux en matière économique…

Aurez-vous le courage de le dire aux Français, de désigner l’ennemi sous toutes ses facettes et surtout de mener cette guerre longue sur tous les fronts, y compris politique et économique ? Alors, et alors seulement, vous pourrez légitimement vous référer à Churchill ou à Clemenceau.

Par François Heilbronn, professeur associé à Sciences Po , Jacky Mamou, médecin, président du collectif Urgence Darfou , Jean-Michel Boisset, journaliste et Sérénade Chafik, militante féministe, co-porte-parole de l’association les Dorine

Paru sur le site de Libération le 26 août 2016

Un an déjà, et nous attendons toujours la mobilisation des féministes égyptiennes

Mis en ligne sur Sisyphe, le 25 janvier 2012
2011, une année marquée par un bouillonnement révolutionnaire en Egypte. Une année marquée aussi par des bains de sang, l’arrivée des militaires au pouvoir et leurs 13 000 arrestations, la victoire écrasante de l’islam politique, la formation de nouveaux syndicats indépendants, l’organisation de la résistance et de la contre-révolution, des élections tronquées…

Un an déjà, et nous attendons toujours la mobilisation des féministes égyptiennes pour les droits des femmes.

En effet, depuis le début du processus révolutionnaire, et même si les femmes ont participé autant que leurs camarades hommes au soulèvement et même si elles ont offert leur vie pour atteindre les trois objectifs de cette révolte – liberté, dignité et justice sociale –, les organisations féminines et féministes n’ont pas scandé de slogans concernant les droits des femmes.

Pourtant, le 23 décembre de grandes manifestations ont eu lieu dans toutes les villes d’Egypte. Des hommes et des femmes dénonçaient les arrestations et la torture que subissaient les révolutionnaires par les forces armées.
Un mot d’ordre faisait consensus : « On ne touche pas à l’honneur des femmes de notre pays, l’honneur des femmes est une ligne rouge à ne pas franchir. »
Effectivement, en décembre des soldats de la force armée avaient tabassé une femme voilée, la traînant par terre, soulevant ainsi ses vêtements. La scène a ému toute la société égyptienne, choquée bien plus par le dévoilement de la nudité de la manifestante que par la violence qu’elle a subi ou le traitement spécifique réservé aux révolutionnaires féminines.

Parallèlement, la justice égyptienne venait de prononcer un jugement qui rendait illégaux les tests de virginité pratiqués par les forces armées à l’encontre des jeunes révolutionnaires arrêtées lors des manifestations…

On ne peut qu’être d’accord avec ces manifestations dès lors qu’elles dénoncent les tortures, et les violences spécifiques que subissent les femmes lors des arrestations.

Mais je me réserve le droit de trouver rétrograde un slogan qui prône l’honneur des femmes en l’assimilant à l’honneur de la patrie. Cet honneur se situant entre les cuisses des femmes dans un pays où l’on pratique le crime d’honneur, que l’on devrait plutôt appeler crime de déshonneur ! Dans un pays où les femmes sont spoliées de leur corps. Un corps qui n’est que la propriété collective de toute la famille. Un corps qui a ce pouvoir énorme, cette capacité de déshonorer toute une tribu, toute une nation.

Nous sommes loin de la revendication chère aux féministes : « Mon corps m’appartient ! »

Les organisations féministes ont voulu rassembler largement la population autour du refus des exactions commises à l’encontre des femmes par les militaires. D’une part, elles sont tombées dans le piège du populisme, d’autre part, la question de la sexualité, du rapport au corps n’a jamais été débattue au sein de la société égyptienne. Les organisations féminines et féministes se heurtent à leurs propres limites, leur propre aliénation.

Pour preuve, Alia Elmahdi, jeune blogueuse égyptienne, bien que faisant l’objet d’une fatwa de la part des salafistes, n’a été défendue par personne.
Pour avoir osé se montrer nue et écrire son droit à une sexualité libre, elle a été abandonnée par toute la société civile, féministes comprises.

Source originale : reproduction autorisée par le site Égalité.

Lire aussi : « Les principaux partis égyptiens refusent de s’engager à garantir l’égalité des droits entre hommes et femmes », par Amnesty International France

 

Nous femmes, sur nos terres d’islam

manifestation-contre-le-harcelement-sexuel-au-caire-840x532Nous ne sommes pas des femmes mais des « sabaya » (esclaves butins de guerre), des marchandises vouées au service des désirs des hommes.
Ils nous considèrent comme des marchandises, ils négocient notre prix pour nous passer d’un propriétaire à un autre, de la propriété de nos pères à ceux qu’ils disent être nos maris.
Sinon que signifieraient la dot et les présents que doivent offrir les futurs prétendants à nos pères ?
Des présents et des sommes qui figurent dans des contrats de mariages qui ne sont que des contrats de vente.
Ils nous collectionnent comme s’ils collectionnaient des timbres ou des œuvres d’art.
Ils nous achètent comme s’ils achetaient des voitures ou tout autre objet.
À leurs yeux, nous ne sommes pas des êtres humains mais des choses à acquérir. Plus ils en acquièrent plus ils estiment faire la preuve de leur richesse.
Nous sommes des « Aourat » (des hontes impudiques) qu’il convient de cacher, derrières nos voiles ; ils nous ordonnent de baisser nos yeux, car ne sommes-nous pas des fetna (tentatrices de l’illicite), n’avons-nous pas fait alliance avec Satan ?
Et ils prétendent que ces conditions dégradantes pour notre dignité, c’est ce que Allah a voulu.
Et ils prétendent que nous collectionner n’est que lui obéir.
C’est la loi de Dieu.
Ils nous condamnent en nous jugeant selon une religion qui n’a pas daigné nous donner des droits.
Une religion qui nous a considérées comme des moitiés.
N’est-il pas vrai qu’il faille deux d’entre nous comme témoins pour que notre parole vaille celle d’un seul homme ?
N’avons-nous pas le droit qu’à la moitié d’un héritage ?
Et comment calculent-ils notre héritage quand nous n’avons mis au monde que des femelles, des moitiés à notre image ?
Ils accourent vers les cheiks pour légitimer les coups qu’ils nous portent.
Ils disent défendre leur honneur quand ils nous tuent, eux qui ont placé l’honneur des nations entre nos cuisses.
Et dans un pays comme l’Egypte, quand ils nous amputent de notre organe sexuel, n’appellent-ils pas cet acte de torture purification, ne sommes-nous pas des « negssa » (impurs) qu’il convient de purifier ?
Ils nous demandent de les craindre et d’être obéissantes, à la maison ils s’appellent « rab » (Dieu) de la famille, nous devons alors nous agenouiller.
En même temps, ils nous demandent d’être les princesses de leurs fantasmes, consentantes dans leur lit, soumises à leurs désirs.
Ils remplissent nos utérus d’une progéniture sur laquelle nous n’avons pas l’autorité, ils nous ont rendues sans issue face à notre sort amer.
Ils prétendent que le paradis est aux pieds des mères, mais, à leurs yeux, nous ne sommes que des vagins sans esprit.
Ils considèrent que nos corps sont des champs qu’ils labourent comme bon leur semble.
Ils nous ordonnent de les satisfaire et estiment que nous n’avons aucun désir.
Ils nous spolient de nos droits les plus élémentaires, et quand nous nous rebellons, ils nous accusent d’apostasie, de mécréance pour avoir enfreint les lois d’Allah.
Ils nous ont soumises à leurs lois de statut personnel, à leur code de la famille, qui ne sont que le miroir de leur déviance.
Leur blasphème envers nous, leur mépris envers la moitié de l’humanité a fait couler les nations ; ils nous ont jetées en des ères obscures.
Et le tout sans enfreindre la Charia (loi) d’Allah.

Publié le 20 juin 2016

http://laregledujeu.org/2016/06/20/29392/nous-femmes-sur-nos-terres-d-islam/

لسنا نساء ننتمى الى البشريه و انما مجرد سبايا

فى منطقتنا اصبح الدين هو المرجع الوحيد للفكر فاستبدلنا مفهوم الحقوق بالحلال و الحرام
لسنا نساء ننتمى الى البشريه و انما مجرد سبايا اى سلع مكرسه لخدمه شهوات الرجال
يعتبروننا بضائع يساومون ثمن انتقالنا من ملكيه ابائنا الى ملكيه غرباء يدعون انهم ازواجنا
فما هو مفهوم المهر و الشبكه و كل تلك المساومات التى تصطحب عقود الزواج
يجموعننا كما يجمعون الطوابع و الاعمال الفنيه
يتم شرائنا كما يشترون العربات و السلع التجاريه
نحن فى نظرهم لسنا بادميين بل اشياء يتم اقتنائها
و دليل ثراء الرجال يكمن فى تعددنا
نحن فى نظرهم عورات يوجب اخفائنا لاننا فتنه و حلفاء الشيطان
و يدعون قدسيه تلك الوضعيه المهينه لكرامتنا
يدعون ان تعددنا ما هو الا شرع الله
يحكمون علينا من وجهه نظر اديان لم تعطى لنا اى حق من الحقوق بل اختصرتنا فى انصاف كائنات
افلا يجب شهاده امرئتين لكى يعادلوا صوت رجل واحد ؟
الا يعطوننا انصاف الميراث ؟
و كيف يحسبون ميراثنا حينما لم نلد الا اناث اسفه عندما لم نلد الا انصاف كائنات
يلجئون لفتاوى الشيوخ ليحللون عنفهم تجاة من وقعت فى فخ الزوجيه
يسمون قتلنا الدفاع عن شرفهم هم من وضعوا شرف الامم بين افخاذنا
وفى بلد مثل مصر تسمون بتر عضونا الجنسي طهاره و كاننا انجاس على الارض
يطلبون منا الخشوع لهم و الطاعه و يسمون الازواج رب الاسره و كانه الله الذى ينبغى علينا الركوع له
و فى ذات الحين يطلبون منا ان نكون اميرات شهواتهم راضين فى فراشهم تحت قيض احتاجاتهم
يملائون ارحامنا بذريه لا سلطه لنا عليها و لا حول و لا قول لنا امام واقعنا المرير
يقولون ان الجنه تحت اقدام الامهات و لكن ما نحن لهم غير مهبل بلا عقل
يعتبرون اجسادنا حقول يحرثونها كما يشتهون و يأمروننا بارضاء رغباتهم و كأن لا رغبات لنا
يسلبون منا ابسط حقوققنا و عندما نثور يتهمونا بالزندقه و بمعصيه القوانين الالاهيه
خضعونا لقوانين احوالهم الشخصيه التى لا هى الا مرآء لامراضهم النفسيه
فازدرائهم للنساء اى احتقارهم لنصف البشريه اغرق الاوطان و مضى بها الى عصور مظلمه
ليقولون انهم فاعلون بما لا يخالف شرع الله

Sérénade CHAFIK le 14 juin 2016

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑