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Sérénade Chafik

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INTERVENTIONS, LUTTE CONTRE L’EXCISION Vidéos «L’excision en Egypte aujourd’hui » – Conférence Sérénade Chafik/GAMS à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la mutilation génitale féminine

Aujourd’hui, en Egypte, 94% des fillettes et des femmes sont excisées soit 3600 fillettes par jour.
Intervention lors de la journée international pour l’abolition de la mutilation génitale féminine du 04 février 2017 dans le cadre de la Conférence du GAMS

 

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TRISTE DE RETROUVER CES DÉRIVES EN FRANCE

20151208123118123118181208dectue3118Entre 1992 et 1993 l’Egypte vivait au rythme des attentats quotidiens. Les islamistes avaient déclaré la guerre à la population. Et tous les jours nous déplorions la mort de nos concitoyens qui succombaient sous les bombes du terrorisme. Nous passions notre temps à prendre les nouvelles des uns et des autres avec la crainte qu’un proche soit parmi les victimes.

Un jour, dans la rue, j’ai été agressée, un homme avec son cutter, m’a tailladé mon pantalon en me promettant l’enfer dans l’au-delà, N’étais-je pas à ses yeux une mécréante ? Son cri me perce encore les tympans : tu ne respectes pas les préceptes de la religion ni les recommandations du Prophète.

Mais, le jour où mon fils, âgé alors de 5 ans m’a dit que je brulerai en enfer à cause de mes tenues vestimentaires, le jour où je l’ai surpris essayer de couvrir les bras de sa petite sœur âgée à l’époque de 18 mois, j’ai décidé de reprendre le chemin de l’exil.

Il fallait fuir, il nous fallait sauver nos vies. Je voulais élever mes enfants loin du spectre de cet islam politique devenu un danger pour notre mode de vie et notre pensée.

En juin 1992, ils ont assassiné l’écrivain progressiste Farag Foda parce qu’il était un libre penseur.

Début 1993, j’ai quitté mon pays. Fuir c’était survivre à l’obscurantisme qui se propagait dans la cité. Dans mon imaginaire, partir c’était survivre à la tyrannie du fondamentalisme. Partir c’était aussi retrouver mes droits de femme libre.

Dans le pays de mon enfance, on appelait ces forces obscurantistes : les Frères Musulmans, Jihad, El takfir wel Hegra, El Jammaa El Islameya. Quel ne fut pas mon désarrois en les retrouvant en France.

Pourtant en décidant de venir vivre en France, je croyais que nous étions à l’abri. La France dans notre imaginaire demeurait le pays des lumières.

En 1993 je n’avais pas imaginé un seul instant que les pouvoirs politiques allaient nous imposer une organisation telle l’UOIF, cette tribune des Frères musulmans.

Mais le 4 octobre 2016 mon désarroi a été immense. C’était comme si mon pays d’adoption me tournait le dos. Naïvement, je croyais que nous étions à l’abri.

À aucun moment je n’aurais pu imaginer que le parquet, le ministère public, aurait demandé la condamnation d’un intellectuel parce qu’il dénonce les dérives des frères musulmans ou de l’UOIF, Pourtant hier, mardi 4 octobre, le procureur a requis la condamnation de Mohamed Louizi. Je suis triste, très triste de ces dérives, triste de constater qu’un procureur valide par son réquisitoire les accusations formulées par les Frères Musulmans. Ne sait-il pas que leur unique objectif est celui de nous museler

Sérénade Chafik

Publié le 06 octobre 2016

http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/10722

 

 

L’ASSASSIN DE FARAG FODA APPELLE À FAIRE LA GUERRE CONTRE L’EGYPTE

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Farag Foda, militant des droits de l’Homme était l’auteur de plusieurs livres. Il défendait l’idée d’une société laïque ou le religieux et l’Etat seraient séparés et ou chrétiens et musulmans seraient égaux. Victime de campagnes de harcèlement de la part des islamistes, il a été assassiné le 8 juin 1992.

Farag Foda avait été accusé de « blasphème » le 3 juin 1992 par un conseil d’oulémas de l’Université al-Azhar. Peu après, Sheikh Gad al-Haq et Mohammed al-Ghazali lancent une fatwa et le qualifient d’ «ennemi de l’islam». Mohammed al-Ghazali, théologien déclare « si le gouvernement peine à condamner les apostats, n’importe qui peut se charger de le faire »

Cinq jours plus tard, l’écrivain Farag Foda était assassiné par des extrémistes islamistes du groupe El Jamaa El-Islamiya.

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Dans le communiqué de El Jamaa El-Islamiya, on trouve une référence à la fatwa d’al-Azhar. L’écrivain Farag Foda y est qualifié d’apostat à cause de son refus d’instauration de la charia.

Lors du procès des assassins, Mohammed al-Ghazali, n’hésite pas à intimider les juges en déclarant « il n’est pas mal de tuer un apostat ». Aujourd’hui Mohammed al-Ghazali est décrit en Europe par les prédicateurs fréristes comme un mélomane.

Abou El Alla Abd Raboh, leader du mouvement El Jamaa El Islamiya sera condamné à 52 années de prison pour ce meurtre et différents actes de terrorisme. A son arrivée au pouvoir, Mohamed Morsi , libèrera par décret Abou El Alla Abd Raboh le meurtrier de Farag Foda ainsi que 45 membres d’autres organisations islamistes impliqués dans des actes terroristes.

Interrogé à sa sortir de prison, Abou El Alla Abed Rabbo refuse d’exprimer ses regrets pour avoir tué l’écrivain. Il profite de sa nouvelle liberté pour haranguer les foules, notamment à la Place Rabia qu’il quitte avant la macabre dispersion. Il fuit l’Egypte pour s’installer au Soudan avec huit autres dirigeants d‘El Jamaa El Islameya, et commence à structurer des groupes terroristes contre l’Egypte.

En janvier 2015, le leader du mouvement El Jamaa El Islameya, Abou El Alla Abd Raboh a appelé les forces islamistes à faire partie de ce qu’il a qualifié du « jeu de violence » contre l’état égyptien et « ne pas laisser seule Daesh mener cette bataille, » qui selon lui « a réussi à infliger de grosses pertes à l’état.»

Dans une de ses publications sur les réseaux sociaux, Abou El Alla Abd Raboh explique :

« DAECH comme vous la nommez a agi et est entré dans le jeu au cœur de la capitale. Vous restez statique, vous vous contentez à l’instar de vos dirigeants, de vous lamenter, de condamner, sans inviter à l’action … Vous voulez échapper aux massacres bougez et faites le djihad. Les jeunes sont en colère et opprimés, DAECH, cette organisation de nos frères, représente pour eux le salut contre l’oppression et la servitude. Otez vos habits d’humiliation et agissez. »

L’assassin de Farag Foda, incite régulièrement à la violence.

Le 5 février 2016 il écrivait sur sa page Facebook :

« Une idée me vient à l’esprit… !

À mes frères qui disent que ceux qui incitent aux djihad en Egypte ne sont pas en phase avec la réalité

En réponse, je ferais l’hypothèse qu’ils ont raison…

Mais j’ai une question

Il y a un djihad qui est un devoir dans d’autres pays, son objectif est celui de défendre la croyance.

As-tu compris pour défendre la croyance.

As-tu émigré pour faire triompher ta religion ?

T’es-tu décidé pour répondre à l’appel du djihad ?

Je te dis, as-tu simplement eu une pensé à propos du djihad ou pour le djihad.

Je te dis sans flatterie ou détour, tu mens à toi-même. Tu es attaché à ta vie et non à l’au-delà.

La religion se fait insulter, on viole l’honneur, les corps sont maltraités, les orphelins meurent de faim, les veuves souffrent de la séparation et des regrets, les dépossédés pleurent des larmes de sang et toi tu es heureux et tu jouis ici.

(Ô vous qui croyez, craignez Allah et soyez avec les véridiques)  »

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Le 18 juin 2016, dans une interview avec JournalMasr il déclare qu’il ne rentrera en Egypte que si l’on appellait au djihad et affirme mener le djihad en Syrie. Le 29 août 2016 une vidéo postée sur Youtube confirme sa présence en Syrie auprès de DAECH.

Il précise qu’il ne fait plus partie de l’organisation El Jamaa El Islameya. En effet, l’organisation El Jamaa El Islameya prétend qu’elle a abandonné le recours à la violence. Pourtant nombreux sont ses anciens membres qui y ont succombé. L’émir de l’ancienne branche armée d’El Jamaa El Islameya, Refaii Taha, est mort en Syrie. Comme de nombreux membres de l’organisation, il avait rejoint Abou El Alaa Abd Raboh

Serenade Chafik

Publié le 06 septembre 2016 http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/10386

 

 

Combattre l’islamisme sur tous les fronts

Dans une lettre ouverte, des personnalités militantes exhortent les dirigeants politiques français à mener une guerre éminemment politique et économique contre l’islamisme radical.

Combattre l’islamisme sur tous les fronts
Alors que depuis 2012 notre pays connaît une vague d’attentats sans précédent, pas un jour ne passe sans que l’un d’entre vous ne clame que «nous sommes en guerre». Pour répondre à l’inquiétude des citoyens, vous proposez des actions et des mesures souvent pertinentes, dont chacun peut légitimement se demander pourquoi elles n’ont pas été mises en œuvre plus tôt.

D’autres de vos idées sont plus contestables, si nous voulons conserver un cadre démocratique à notre République. Quelques-uns d’entre vous font même référence à Churchill («Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur») ou à Clemenceau («Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre»), mais peu semblent avoir la lucidité de l’analyse, la cohérence de l’action et la persistance du courage de ces illustres prédécesseurs.

Les «territoires perdus de la République»
Le prétendu Etat islamique et le jihadisme dans leurs formes actuelles seront militairement vaincus : c’est une question de temps et de moyens. Mais l’islamisme, qui est le terreau et le sas naturels du jihadisme, semble voué à prospérer. Refusant de séparer la religion de la politique, il travaille notre pays depuis des décennies, aboutissant à de véritables «territoires perdus de la République». Bien sûr, nous ne parlons pas ici de l’immense majorité de nos compatriotes musulmans vivant paisiblement leur foi (ou leur indifférence) dans leur sphère privée, mais d’un islam militant poursuivant un objectif politique.

L’islamisme, qu’il soit d’obédience wahhabite ou associé aux Frères musulmans, a le même projet stratégique de conquête que le jihadisme. Il n’en diffère que par la méthode pour gagner les esprits et les cœurs et implanter dans notre pays et d’autres en Europe un modèle politique et social à l’inverse absolu de notre démocratie occidentale. L’égalité hommes-femmes, la liberté d’expression (incluant le droit au blasphème), la laïcité, la protection des minorités, y compris sexuelles, une politique étrangère indépendante… voilà quelques-uns des marqueurs de notre modèle français et européen que veulent abattre les islamistes.

Les attentats terroristes sont certes condamnés par la plupart des institutions ou personnalités islamistes, d’abord parce qu’ils gênent leur stratégie «entriste» dans le tissu sociétal français, en créant la suspicion ou la répulsion envers l’islam. Mais depuis l’avènement des réseaux sociaux, le double discours de certains imams ou maîtres à penser médiatiques ne laisse plus place à l’illusion.

Pour arriver à ses fins, l’islamisme en France bénéficie de subsides et d’appuis matériels significatifs de l’Arabie saoudite et du Qatar. Ce soutien transite par des aides officielles, mais aussi par des fonds privés pour la construction de mosquées salafistes, des lieux d’enseignement, des organisations et des réseaux islamistes dans les universités comme dans les banlieues.

De la diffusion de la propagande islamiste
La prise de contrôle ou la participation dans de nombreuses entreprises françaises par des fonds issus de ces pays génèrent des bénéfices, contribuant à alimenter la diffusion de la propagande islamiste et les flux d’aide à leurs réseaux sur notre territoire. Ces contrôles d’entreprises françaises permettent aussi à ces Etats diffuseurs du salafisme d’augmenter leur visibilité et leur assise, comme l’a démontré le Qatar avec sa prise de contrôle économique et médiatique du PSG.

Le Qatar n’a cessé depuis quinze ans d’appeler au jihad. Son principal prêcheur, Youssef al-Qardaoui, est le fondateur et doyen de la première Université des études et sciences islamiques, établie au Qatar en 1977. Considéré comme le guide spirituel des Frères musulmans, il a été condamné à mort en Egypte. Son programme « Al-charia wa al-hayat » (la voie vers dieu et la vie), diffusé sur Al Jazeera, connaît une audience importante dans le monde. Voilà ce qu’il dit : «L’islam est entré deux fois en Europe, et deux fois l’a quittée… Peut-être que la prochaine conquête, avec la volonté d’Allah, se fera par la prédication et l’idéologie. Toute terre n’est pas obligatoirement conquise par l’épée… Nous voulons qu’une armée de prédicateurs et d’enseignants présente l’islam dans toutes les langues et tous les dialectes…»

Le Consortium Against Terrorist Finance nous apprend qu’en 2010, Al-Qardaoui était président du Conseil de surveillance de la charia de la Banque islamique du Qatar, l’un des plus importants établissements islamiques, qui entretient des relations controversées avec des organisations soupçonnées de financer le terrorisme au Moyen-Orient. Et Al-Qardaoui a coopté au sein de l’Union mondiale des savants musulmans le Suisse Tariq Ramadan, qui a demandé la naturalisation française pour jouer un rôle politique dans notre pays. Rappelons que Ramadan, petit-fils et adepte du fondateur des Frères musulmans, se vante de ne pas «être Charlie» et d’être «perquisitionnable»…

De son côté, l’Arabie saoudite est en passe de constituer le plus grand fond d’investissement dans le monde, après avoir cédé une partie de sa société d’exploitation pétrolière. Nul doute que de nombreuses entreprises en difficulté ou en quête de capitaux pour se développer seront tentées par cette nouvelle manne financière. Il n’est pas sûr que cela soit une bonne nouvelle pour notre pays.

Des niches fiscales accordées au Qatar
Au plus haut sommet de l’État, vous avez encouragé ces investissements, voire ces prises de contrôle. Vous avez même créé des niches fiscales pour les dispenser d’impôts, telle l’exonération des plus-values immobilières accordée en 2009 au Qatar, alors même que les institutions régaliennes du pays pour se défendre contre le terrorisme sont en mal de financement. Il serait fastidieux d’égrener la longue liste des sociétés françaises ainsi concernées, dans les médias, l’immobilier, le commerce ou le sport… Le Qatar n’a même pas caché sa volonté d’entrer dans le capital de deux sociétés stratégiques pour la défense nationale, EADS et Areva, sans succès heureusement. Pour le moment.

Dans toute guerre, la maîtrise de tous les attributs de la puissance est nécessaire pour vaincre un ennemi structuré. Vous pouvez frapper en Syrie, en Irak, au Mali, en République centrafricaine et en Libye. Vous pouvez renforcer nos services de renseignement et de sécurité intérieure. Mais vous devez aussi combattre politiquement l’islamisme en France. Vous devez fermer ses mosquées, expulser ses imams radicaux étrangers, tarir ses relais dans les quartiers, sanctionner ses réseaux sociaux et ses chaînes satellitaires, couper les sources de financement de l’islam politique. Sans quoi vous ne vous serez attaqués qu’à l’écume du terrorisme.

Investir dans les banlieues
Des efforts considérables seront nécessaires pour investir dans les banlieues et dans les quartiers en difficulté et reconquérir les zones abandonnées aux pègres et aux islamistes, où prospère aussi le Front national. Nul doute que se passer des «services» de puissances opulentes mais néfastes à la démocratie française impliquera des choix douloureux en matière économique…

Aurez-vous le courage de le dire aux Français, de désigner l’ennemi sous toutes ses facettes et surtout de mener cette guerre longue sur tous les fronts, y compris politique et économique ? Alors, et alors seulement, vous pourrez légitimement vous référer à Churchill ou à Clemenceau.

Par François Heilbronn, professeur associé à Sciences Po , Jacky Mamou, médecin, président du collectif Urgence Darfou , Jean-Michel Boisset, journaliste et Sérénade Chafik, militante féministe, co-porte-parole de l’association les Dorine

Paru sur le site de Libération le 26 août 2016

Un an déjà, et nous attendons toujours la mobilisation des féministes égyptiennes

Mis en ligne sur Sisyphe, le 25 janvier 2012
2011, une année marquée par un bouillonnement révolutionnaire en Egypte. Une année marquée aussi par des bains de sang, l’arrivée des militaires au pouvoir et leurs 13 000 arrestations, la victoire écrasante de l’islam politique, la formation de nouveaux syndicats indépendants, l’organisation de la résistance et de la contre-révolution, des élections tronquées…

Un an déjà, et nous attendons toujours la mobilisation des féministes égyptiennes pour les droits des femmes.

En effet, depuis le début du processus révolutionnaire, et même si les femmes ont participé autant que leurs camarades hommes au soulèvement et même si elles ont offert leur vie pour atteindre les trois objectifs de cette révolte – liberté, dignité et justice sociale –, les organisations féminines et féministes n’ont pas scandé de slogans concernant les droits des femmes.

Pourtant, le 23 décembre de grandes manifestations ont eu lieu dans toutes les villes d’Egypte. Des hommes et des femmes dénonçaient les arrestations et la torture que subissaient les révolutionnaires par les forces armées.
Un mot d’ordre faisait consensus : « On ne touche pas à l’honneur des femmes de notre pays, l’honneur des femmes est une ligne rouge à ne pas franchir. »
Effectivement, en décembre des soldats de la force armée avaient tabassé une femme voilée, la traînant par terre, soulevant ainsi ses vêtements. La scène a ému toute la société égyptienne, choquée bien plus par le dévoilement de la nudité de la manifestante que par la violence qu’elle a subi ou le traitement spécifique réservé aux révolutionnaires féminines.

Parallèlement, la justice égyptienne venait de prononcer un jugement qui rendait illégaux les tests de virginité pratiqués par les forces armées à l’encontre des jeunes révolutionnaires arrêtées lors des manifestations…

On ne peut qu’être d’accord avec ces manifestations dès lors qu’elles dénoncent les tortures, et les violences spécifiques que subissent les femmes lors des arrestations.

Mais je me réserve le droit de trouver rétrograde un slogan qui prône l’honneur des femmes en l’assimilant à l’honneur de la patrie. Cet honneur se situant entre les cuisses des femmes dans un pays où l’on pratique le crime d’honneur, que l’on devrait plutôt appeler crime de déshonneur ! Dans un pays où les femmes sont spoliées de leur corps. Un corps qui n’est que la propriété collective de toute la famille. Un corps qui a ce pouvoir énorme, cette capacité de déshonorer toute une tribu, toute une nation.

Nous sommes loin de la revendication chère aux féministes : « Mon corps m’appartient ! »

Les organisations féministes ont voulu rassembler largement la population autour du refus des exactions commises à l’encontre des femmes par les militaires. D’une part, elles sont tombées dans le piège du populisme, d’autre part, la question de la sexualité, du rapport au corps n’a jamais été débattue au sein de la société égyptienne. Les organisations féminines et féministes se heurtent à leurs propres limites, leur propre aliénation.

Pour preuve, Alia Elmahdi, jeune blogueuse égyptienne, bien que faisant l’objet d’une fatwa de la part des salafistes, n’a été défendue par personne.
Pour avoir osé se montrer nue et écrire son droit à une sexualité libre, elle a été abandonnée par toute la société civile, féministes comprises.

Source originale : reproduction autorisée par le site Égalité.

Lire aussi : « Les principaux partis égyptiens refusent de s’engager à garantir l’égalité des droits entre hommes et femmes », par Amnesty International France

 

Nous femmes, sur nos terres d’islam

manifestation-contre-le-harcelement-sexuel-au-caire-840x532Nous ne sommes pas des femmes mais des « sabaya » (esclaves butins de guerre), des marchandises vouées au service des désirs des hommes.
Ils nous considèrent comme des marchandises, ils négocient notre prix pour nous passer d’un propriétaire à un autre, de la propriété de nos pères à ceux qu’ils disent être nos maris.
Sinon que signifieraient la dot et les présents que doivent offrir les futurs prétendants à nos pères ?
Des présents et des sommes qui figurent dans des contrats de mariages qui ne sont que des contrats de vente.
Ils nous collectionnent comme s’ils collectionnaient des timbres ou des œuvres d’art.
Ils nous achètent comme s’ils achetaient des voitures ou tout autre objet.
À leurs yeux, nous ne sommes pas des êtres humains mais des choses à acquérir. Plus ils en acquièrent plus ils estiment faire la preuve de leur richesse.
Nous sommes des « Aourat » (des hontes impudiques) qu’il convient de cacher, derrières nos voiles ; ils nous ordonnent de baisser nos yeux, car ne sommes-nous pas des fetna (tentatrices de l’illicite), n’avons-nous pas fait alliance avec Satan ?
Et ils prétendent que ces conditions dégradantes pour notre dignité, c’est ce que Allah a voulu.
Et ils prétendent que nous collectionner n’est que lui obéir.
C’est la loi de Dieu.
Ils nous condamnent en nous jugeant selon une religion qui n’a pas daigné nous donner des droits.
Une religion qui nous a considérées comme des moitiés.
N’est-il pas vrai qu’il faille deux d’entre nous comme témoins pour que notre parole vaille celle d’un seul homme ?
N’avons-nous pas le droit qu’à la moitié d’un héritage ?
Et comment calculent-ils notre héritage quand nous n’avons mis au monde que des femelles, des moitiés à notre image ?
Ils accourent vers les cheiks pour légitimer les coups qu’ils nous portent.
Ils disent défendre leur honneur quand ils nous tuent, eux qui ont placé l’honneur des nations entre nos cuisses.
Et dans un pays comme l’Egypte, quand ils nous amputent de notre organe sexuel, n’appellent-ils pas cet acte de torture purification, ne sommes-nous pas des « negssa » (impurs) qu’il convient de purifier ?
Ils nous demandent de les craindre et d’être obéissantes, à la maison ils s’appellent « rab » (Dieu) de la famille, nous devons alors nous agenouiller.
En même temps, ils nous demandent d’être les princesses de leurs fantasmes, consentantes dans leur lit, soumises à leurs désirs.
Ils remplissent nos utérus d’une progéniture sur laquelle nous n’avons pas l’autorité, ils nous ont rendues sans issue face à notre sort amer.
Ils prétendent que le paradis est aux pieds des mères, mais, à leurs yeux, nous ne sommes que des vagins sans esprit.
Ils considèrent que nos corps sont des champs qu’ils labourent comme bon leur semble.
Ils nous ordonnent de les satisfaire et estiment que nous n’avons aucun désir.
Ils nous spolient de nos droits les plus élémentaires, et quand nous nous rebellons, ils nous accusent d’apostasie, de mécréance pour avoir enfreint les lois d’Allah.
Ils nous ont soumises à leurs lois de statut personnel, à leur code de la famille, qui ne sont que le miroir de leur déviance.
Leur blasphème envers nous, leur mépris envers la moitié de l’humanité a fait couler les nations ; ils nous ont jetées en des ères obscures.
Et le tout sans enfreindre la Charia (loi) d’Allah.

Publié le 20 juin 2016

http://laregledujeu.org/2016/06/20/29392/nous-femmes-sur-nos-terres-d-islam/

لسنا نساء ننتمى الى البشريه و انما مجرد سبايا

IMG_0140فى منطقتنا اصبح الدين هو المرجع الوحيد للفكر فاستبدلنا مفهوم الحقوق بالحلال و الحرام
لسنا نساء ننتمى الى البشريه و انما مجرد سبايا اى سلع مكرسه لخدمه شهوات الرجال
يعتبروننا بضائع يساومون ثمن انتقالنا من ملكيه ابائنا الى ملكيه غرباء يدعون انهم ازواجنا
فما هو مفهوم المهر و الشبكه و كل تلك المساومات التى تصطحب عقود الزواج
يجموعننا كما يجمعون الطوابع و الاعمال الفنيه
يتم شرائنا كما يشترون العربات و السلع التجاريه
نحن فى نظرهم لسنا بادميين بل اشياء يتم اقتنائها
و دليل ثراء الرجال يكمن فى تعددنا
نحن فى نظرهم عورات يوجب اخفائنا لاننا فتنه و حلفاء الشيطان
و يدعون قدسيه تلك الوضعيه المهينه لكرامتنا
يدعون ان تعددنا ما هو الا شرع الله
يحكمون علينا من وجهه نظر اديان لم تعطى لنا اى حق من الحقوق بل اختصرتنا فى انصاف كائنات
افلا يجب شهاده امرئتين لكى يعادلوا صوت رجل واحد ؟
الا يعطوننا انصاف الميراث ؟
و كيف يحسبون ميراثنا حينما لم نلد الا اناث اسفه عندما لم نلد الا انصاف كائنات
يلجئون لفتاوى الشيوخ ليحللون عنفهم تجاة من وقعت فى فخ الزوجيه
يسمون قتلنا الدفاع عن شرفهم هم من وضعوا شرف الامم بين افخاذنا
وفى بلد مثل مصر تسمون بتر عضونا الجنسي طهاره و كاننا انجاس على الارض
يطلبون منا الخشوع لهم و الطاعه و يسمون الازواج رب الاسره و كانه الله الذى ينبغى علينا الركوع له
و فى ذات الحين يطلبون منا ان نكون اميرات شهواتهم راضين فى فراشهم تحت قيض احتاجاتهم
يملائون ارحامنا بذريه لا سلطه لنا عليها و لا حول و لا قول لنا امام واقعنا المرير
يقولون ان الجنه تحت اقدام الامهات و لكن ما نحن لهم غير مهبل بلا عقل
يعتبرون اجسادنا حقول يحرثونها كما يشتهون و يأمروننا بارضاء رغباتهم و كأن لا رغبات لنا
يسلبون منا ابسط حقوققنا و عندما نثور يتهمونا بالزندقه و بمعصيه القوانين الالاهيه
خضعونا لقوانين احوالهم الشخصيه التى لا هى الا مرآء لامراضهم النفسيه
فازدرائهم للنساء اى احتقارهم لنصف البشريه اغرق الاوطان و مضى بها الى عصور مظلمه
ليقولون انهم فاعلون بما لا يخالف شرع الله

Sérénade CHAFIK le 14 juin 2016

 

Qui est Omar Abdelkaffy l’invité de l’UOIF lors de la RAMF 2016

Pour mieux comprendre qui est le membre de la Confrérie des Frères Musulmans en Egypte, Omar Abdelkaffy, nous avons traduis cette vidéo mise en ligne le 5 février 2012. Cette vidéo s’intitule Le sionisme, le judaïsme, la maçonnerie, le nouveau plan pour le Moyen Orient

interview menée par le  journaliste  Mohamed Khaled

https://www.youtube.com/watch?v=cUjAYKZonKo

 

Abdelkaffy – Le judaïsme, le sionisme et la maçonnerie sont trois expresions.

Mohamed Khaled – Quelle sont les différences

Abdelkaffy – Le judaïsme est une religion, nous croyons en cette religion, nous croyons en l’existence du judaisme, nous croyons que le prophète Moïse a amené la torah et c’est la religion juive.

Le sionisme est un mouvement raciste ayant comme objectif coloniser le monde.

Mohamed Khaled – politique

Abdelkaffy – Politque. La maçonnerie est un mouvement destructif pour rendre les gens athées et pour les éloigner de dieu

C’est cette maçonnerie qui gouverne d’une manière cachée, c’est pour cela qu’on l’appelle le gouvernement caché. Elle prit naissance chez ceux là

Mohamed Khaled– donc le judaïsme, le sionisme et la maçonnerie sont trois termes qui désignent une même chose

Abdelkaffy – Non, au départ, le judaïsme originel est une religion à laquelle nous croyons. Je ne hais pas le juif à cause de son judaïsme, je hais le juif s’il a violé ma terre

Mohamed Khaled– Et Israël ?

Abdelkaffy – Israël a usurpé le titre, ils sont pour la plupart des laïques, ils ne croient pas en la religion ni à Moïse

Mohamed Khaled –  Israël c’est le prophète Yacoub (Jacob ?) c’est le nom d’Israël

Abdelkaffy – Dieu a dit « sauf celle qu’Israël lui-même s’interdit avant que ne descendit la Thora » celui qui interdit c’est le prophète Yacoub,

Je vais te narrer des petits bouts de l’Histoire, il y a un général américain qui s’appelle William Gay Carr

Mohamed Khaled –  Oui, « les pions de l’échiquier » et « Brouillard rouge sur l’Amérique »

 Abdelkaffy – Cette homme était un penseur important,

Mohamed Khaled –   C’est vrai

Abdelkaffy – En 1911, il 95 ans,

Mohamed Khaled –   C’est vieux

Abdelkaffy – Oui, vieux, ça fait bientôt un siècle, déjà. Il a fait une recherche sur la cause des guerres, pourquoi les gens se font la guerre, c’est vrai, 3 ans après la première guerre mondiale était déclenchée, en 1014, et après, même pas 25 ans après, c’était la seconde guerre mondiale

Mohamed Khaled –   C’est vrai

Abdelkaffy – Il s’est posé la question, c’est quoi ces guerres périodiques ? Qu’est ce qui se passe. Il y a un quelque chose qui les actionne. Les peuples ne, les civilisations n’ont progressé qu’en situation de sécurité. Jamais les civilisations n’ont pu progresser en situation de guerre. Il a cherché les causes cachées. Il s’est consacré à étudier la guerre la plus importante dans l’histoire moderne. La révolution française, la première guerre mondiale, et qu’est-ce qu’il a trouvé ? Il a trouvé que c’était le résultat de gens qui complotaient. Il y’a une direction, une institution, dans l’histoire connue sous le nom des Illuminati ou le mouvement sioniste international. Ils veulent garder les peuples dans un état de conflit permanent afin de créer des guerres pour qu’il puissent maitriser la pensée des peuples, les idéologies et maitriser les peuples.

Mohamed Khaled –   que dieu nous garde

Abdelkaffy – Que dieu nous préserve. Après 47 ans, en 58, il a écrit , cet homme

Mohamed Khaled –   William Gay Carr

Abdelkaffy – Son livre « les pions de l’échiquier » est publié en 1958. Il a levé le rideau sur les noms des acteurs de ce complot.

Mohamed Khaled –   Il les a découvert

Abdelkaffy – Oui. Et leur plan pour organiser une troisième guerre mondiale. En 58 la guerre était terminée depuis 13 années. Ils avaient prévu de faire déclencher une guerre vers l’an 2000.

Mohamed Khaled –   Donc ils complotent depuis 100 ans, mais qui réalise ceci, ils suivent un plan par exemple ?

Abdelkaffy – Non, je vais t’expliquer. Patience, c’est une chose énorme. Ça aurait été bien que ceci soit enseigné chez nous dans les écoles. L’auteur du livre, dit qu’il y a un homme qui s’appelle Adam Weishaupt. Il était professeur de droit dans une des universités et il était croyant chrétien. Ensuite il a rejeté le christianisme et a suivi l‘ordre satanique. En 1770, l’institution juive Rothschild qui a fondé l’Ordre des Illuminés et le mouvement sioniste, à faire une révision des protocoles.

Mohamed Khaled –   les protocoles de Sions le groupe sioniste ?

Abdelkaffy – Parfait.

Mohamed Khaled –   c’est l’institution qui les valides ?

Abdelkaffy – Evidemment elle les valide.

Mohamed Khaled –   Le problème c’est qu’il y a des penseurs, des politiques musulmans arabe qui nient l’existence du complot

Abdelkaffy – ce que nous voyons ce sont des vérités, des faits avérés. C’est clair, passons. Ils l’ont reformulé et réorganisé comme base préalable à l’instauration de l’église satanique afin  de préparer le retour du Messie annoncé ou l’antéchrist. C’est leur Messie, pas le Messie que nous avons. En 1776, soit 6 ans après, Rothschild a clarifié le complot et l’a mis à exécution. Nous voulons propager la corruption par l’argent et le sexe pour avoir le pouvoir sur les personnes qui occupent mondialement des postes sensibles et dans les différentes activités humaines.

Ensuite chaque fois qu’une personne a failli, elle devient victime d’un grand scandale. On lui fabrique un scandale qui met fin à sa vie. Les Illuminati doivent faire en sorte d’occuper des postes de professeurs des universités destinées aux élèves brillants.

Mohamed Khaled –   Pour les enrôler

Abdelkaffy – Pour les enrôler, surtout ceux qui appartiennent aux grandes familles. Ils les prennent et leur attribuent des bourses d’études spécifiques. Et jusqu’aujourd’hui, ils circulent dans certains pays pauvres, ils prennent les gosses brillants et les emmènent là-bas. C’est un complot mondial, parfait ?

L’importance des personnalités influentes et des étudiants brillants qui tombent dans les filets des Illuminati réside en leur possibilité de donner des conseils et des recommandations aux hommes qui sont au plus haut du sommet de l’état pour qu’ils prennent des décisions qui auront sur le long terme des conséquences bénéfiques au profit de l’organisation sioniste internationale.

Prendre le pouvoir sur la presse et les médias

Bon, un homme qui s’appelle Savac, c’était un allemand vivant à Francfort, il a écrit son livre important fondateur pour les Illuminati il a remis en ordre comme il se doit  les protocoles.  Un homme qui s’appelle Ratzburg a pris la lettre de Frankfort et s’est dirigé vers Paris, une foudre est tombée sur lui. On a trouvé sur lui les documents et on les a confié aux renseignements de Bavière qui les ont transmis aux différents gouvernements.  Mais les gouvernements étaient impliqués dans l’affaire et ont caché l’histoire.

Mohamed Khaled –   Leurs propres documents sont arrivés chez eux

Abdelkaffy – Exactement, il s’avère que c’était les têtes du serpent

Mohamed Khaled –   Mon dieu

Abdelkaffy – Ils se sont dit, il faut qu’on amène quelqu’un d’Europe pour diriger notre ordre. Ils ont trouvé un italien qui s’appelle Mazzini, il était chargé de raviver des troubles et des guerres dans le monde.  Et Mazzini a amené qui ?

À cette époque Karl Marx écrivait le Manifeste communiste, soubhan Allah! Et Engels, ce sont les têtes. A partir de là, l’expansion du communisme a commencé.

Et la religion opium du peuple est apparue comme une autre facette.

Au lieu d’avoir du capitalisme et du communisme, on voulait avoir deux théories qui s’affrontent.

Mohamed Khaled –   C’est toujours leur œuvre.

Abdelkaffy – La guerre mondiale a eu lieu sur la base de cette pensée. Les peuples se sont divisés, les uns disent je suis socialiste et moi…

Mohamed Khaled –   L’existence de courants de pensée a pour but raviver la braise des conflits dans le monde

Abdelkaffy – Ensuite on a le travail commencé par Nietzsche qui va avancer, que dieu nous en préserve, que Dieu est mort.

Le courant nazi est une ramification de celui de Nietzsche, la supériorité sur les autres peuples, la haine des peuples …

Ce sont eux qui ont déclenché les 2 guerres, la première et la seconde.

Ensuite Rothschild a financé la révolution anglaise, il a alors fondé la banque centrale anglaise qui imprime les billets, et comme cela, l’argent est devenu entre ses mains.

Grace à ce qu’a fait Rothschild, est arrivé en 1917 Balfour. C’est comme ça que le gouvernement du roi a dit qu’il trouvait nécessaire la création d’un état. Une conséquence du pot de vin

Mohamed Khaled –  Oui la promesse de Belfour

Abdelkaffy – Oui la promesse de Belfour et la Palestine a été donné comme une patrie nationale

Vient la catastrophe, le complot continue, la violence, le terrorisme au détriment des dialogues scientifiques calmes. Genre, chaque fois que je t’énerve tu vas me dire tu es terroriste, tu perds tes idées calmes et ensuite il leur a confirmé l’importance, Rothschild, d’utiliser l’idée de liberté pour déclencher les idées de classes, faire naitre les idées d’indépendance, on veut la liberté, on veut se séparer de l’état.

C’est jusqu’au Canada, maintenant, le Québec actuellement veut se séparer du Canada

Mohamed Khaled –  C’est eux qui fabrique le régime et font naitre les groupes contre le régime.

Abdelkaffy – Tu sais c’est comme exactement, moi j’enseigne dans l’histoire de « Kays », ton poème préféré, je trouve que c’était un génie qui voyait ce qui était caché, il voyait ce que l’ordre mondial faisait. Il dit : tu es comme le renard du marché, des fois tu te rends inaccessible, mais tu capture la proie et l’agneau. Est-ce toi qui, sans raison m’a insulté ? il a répondu, quand cela (… ) tu es comme les celui qui regarde les larmes des oiseaux qui sont sur le point d’être égorgés, alors, ne regarde plus leurs larmes mais ce que fait d’eux  ta main .

Ils te font te soulever contre les gouvernements, ils déclenchent des révolutions pour dire « les droits humains ». Mais c’est eux qui ont déclenché le problème.

Quand l’homme vit en sécurité dans le pays, pourquoi tu déclenches la révolte des gens contre lui ?

C’est eux qui déclenchent le problème et tout de suite ils disent : on fait une commission pour les droits humains, répétant, les droits de l’humanité, les droits de l’ONU, les droits de l’enfant, les droits des femmes. Que se passe-t-il ?

Mais ces droits existaient avant, mais voyons, les religions garantissent les droits.

La religion a garantie les droits, et les devoirs.

Mohamed Khaled –  C’est vrai

Abdelkaffy – leur objectif est celui de transformer la notion de liberté ensuite utiliser   la violence pour détruire toutes les institutions et les croyances

Rothschild les a alertés sur l’importance de garder secret leur pouvoir sur l’argent loin des regards. « Faites des clubs  »

Mohamed Khaled –  Rotary

Abdelkaffy – Ce n’est ni religion ni quoi que ce soit, le slogan de la révolution française est apparue, Liberté, égalité, fraternité, sous la cape de la maçonnerie

Mohamed Khaled –  La révolution française de Robespierre, il est l’un d’eux

Abdelkaffy – C’est eux qui l’ont fait, C’est eux qui l’ont fait

Il leur a démontré l’importance d’étudier la psychologie des masses pour pouvoir les maitriser. Les exciter un peu, faire des manifestations, casser, la religion n’est pas comme cela, dans la religion il y a l’opinion, la choura, le respect du plus âgé, le respect du gouvernement, la fidélité est en premier lieu à dieu ensuite le gouvernant, c’est un devoir dans la charia.

Mohamed Khaled –  l’obéissance au gouvernement

Abdelkaffy – Tant qu’il n’ordonne pas l’illicite, pas de problème.

Mohamed Khaled –  Il n’y a pas de gouvernement qui ordonne l’illicite

Abdelkaffy – Impossible.

Il a dit, violer les biens des peuples. Il dira : pourquoi tu as du pétrole ? c’est uniquement moi qui a le droit d’exploiter et d’avoir les profits du pétrole. On lui demandera, pourquoi, il rétorquera, MOI, c’est à moi que les capitaux reviennent.

Ensuite il leur a expliqué la nécessité d’utiliser le terrorisme qui garantit l’obéissance aveugle des masses.

Parce que comme disait Chaouki, les masses sont comme le perroquet, leur cerveau est dans leurs oreilles.

Tout est décidé, ils te disent tu es un musulman, tu es un terroriste, dès qu’une personne parle, et alors, on va continuer à être terrer dans le trou ou quoi ?

Ensuite l’importance de lancer des slogans que les médias adoptent. Comme ils te lancent « l’idéologie de la pensée », l’extrémisme international, la mondialisation. AH !   et nous on se demande c’est quoi le mondialisme, ils te disent la laïcité (on arabe A’oulama : mondialisation, A’elmanya : Laïcité)

Et aussi, en ce qui concerne les guerres, il convient de les déclencher,

C’était une partie des protocoles de Sion. J’aurais aimé que nos enfants profitent je ne serais pas long, mais tu regardes la montre

 Mohamed Khaled –  Il nous reste peu de temps, mais je t’en prie,

Les protocoles des gouvernements de Sion

Abdelkaffy – Je ne serais pas long.

On dit que celui qui a établi ces protocoles était un homme juif qui s’appelait Ginsberg il était originaire de l’Ukraine, il est mort en Palestine, en 1806 ou 1807.

Mohamed Khaled –  Les protocoles étaient établis avant

Abdelkaffy – Oui bien sûr mais, il les revus et corrigés et les a posés. Il est considéré comme le père spirituel de Weismann le successeur de Hertzl  connu pour le

Mohamed Khaled –  Congrès de 1906.

Abdelkaffy – Non en 1897 le congrès celui qui, 5à ans plus tard aboutira à ce que les juifs aient un état en Palestine, c’était en 1948 en mai.

Mohamed Khaled –  Et c’est arrivé

Abdelkaffy – Et ce Hertzl est le premier président du gouvernement d’Israël.

Mais il s’agit de quoi rapidement. L’élimination des religions. Avec une concentration de l’effort vis à vis de l’église papale et orthodoxe ensuite l’islam.

Mohamed Khaled –  Ce sont les priorités, des destructions ?

Abdelkaffy – Maitriser l’économie mondiale et amasser l’argent et le gagner.

Mohamed Khaled –  C’est ce qui se fait

Abdelkaffy – Prendre le pouvoir sur la presse et les agence d’information, les radios, les télévisions et le cinéma.

Mohamed Khaled –  C’est ce qui se fait

Abdelkaffy – Diffuser l’athéisme, et s’affranchir de toutes les obligations religieuses pour qu’il ne reste que la religion juive.

Faire dévier la préoccupation des gens vers les loisirs et les perversions, la corruption et le pécher

Mohamed Khaled –  Ça existe

Abdelkaffy – Et nous on va dans ce sens

Propager les tensions et les conflits confessionnels, ethniques, nationaux et le chaos jusqu’aux famines et épidémies.

Mohamed Khaled –  Miséricorde

Abdelkaffy – Assassiner et égorger tous ceux qui résistent à ces complots.

Se baser sur l’espionnage et choisir les espions parmi les différentes nationalités, les différentes classes sociales et parmi les directions.

Utiliser la violence et le terrorisme pour maitriser les non juifs

Le gouvernant doit être pourvu de malice et de fourberie et une capacité de dissimulation

Fonder des associations ayant comme objectif l’intérêt des juifs.

Ils sont bien évidemment 24 protocoles, mais vu le temps imparti, c’est un regard rapide.

 

 

 

42 ans après avoir échappé à une excision, elle partage son témoignage sur Facebook

LeHuffPost | Par Annabel Benhaim – Publication: 26/04/2016

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Ce type de témoignage est rare, d’autant plus sur Facebook. L’essayiste franco-égyptienne Sérénade Chafik, âgée de 50 ans, brise le tabou de l’excision dans deux messages publiés ce mardi 26 avril. Elle évoque dans un premier temps le moment où la question s’est posée pour elle-même quand elle a eu 8 ans. Puis, raconte le cas de son aide-ménagère qui a été contrainte de l’accepter pour ses filles. Sérénade avait déjà commencé ce travail de sensibilisation dans son livre Répudiation et lors de sa grève de la faim de 29 jours en 2003 pour protester contre l’excision de sa fille. Avec Facebook, elle espère toucher un public plus large, peut-être moins averti ou concerné.

Jointe au téléphone par le HuffPost, sur lequel elle a publié plusieurs tribunes, elle explique avoir eu la chance d’en réchapper grâce à l’influence de son père. « C’était un intellectuel et un cinéaste reconnu en Egypte. Ma grand-mère le respectait et n’a pas osé insister pour que je sois excisée. Les origines « étrangères » de mon père ont aussi joué en ma faveur (son arrière-grand-père était un juif polonais), l’excision étant réservée aux Egyptiennes pur jus. Puis, mon père était un progressiste, il savait les ravages de l’excision, il n’aurait pu supporter que cela me soit appliqué ». « Dans ma classe, poursuit-elle, j’étais la seule Egyptienne à ne pas être excisée, ainsi que mes camarades palestiniennes. »
De son côté, la mère de Sérénade Chafik ne voyait pas d’objection à voir sa fille mutilée. Co-fondatrice du Parti du rassemblement national progressiste et unioniste, elle avait pourtant elle-même subi les affres de cette coutume. « C’est un barbier qui l’avait excisée d’une manière tout à fait barbare, raconte sa fille Sérénade. Du haut du pubis jusqu’à l’anus, tout était lisse, elle n’avait plus rien. Les actes sexuels étaient douloureux pour elle, car il n’y avait plus de lubrification possible. Ses deux accouchements ont été terribles, son sexe avait perdu l’élasticité nécessaire. »

D’après les données de l’Unicef, le taux de femmes -et petites filles- excisées en Egypte s’élève à 91%. « J’ai décidé de parler de l’excision publiquement parce que je suis une féministe convaincue, explique Sérénade Chafik et je voudrais participer à lever cette chape de plomb qui pèse sur nous toutes. D’ailleurs, malgré la révolution égyptienne entamée en 2011, les associations féministes n’osent toujours pas aborder le sujet.

 

J’avais 8 ans. L’âge d’être excisée;
Ma grand-mère maternelle en a parlé à mes tantes, elles semblaient toutes ne pas voir ma présence dans la même pièce.
Mes tantes, ma mère et ma grand-mère se sont mises d’accord que j’avais l’âge
Peut être m’ont elles vu, peut être, croyaient- elles que je ne comprenais pas de quoi elles parlaient.
Quelques mois auparavant, à l’école, ma meilleure amie, (école pourtant privée et réservée aux filles de « bonne famille » comme on dit en Egypte pour nous distinguer des filles du « peuple » ), nous avait raconté le récit de la mutilation sexuelle qu’on lui avait fait subir.
Enfants, nous l’avions écouté, effrayées, nous avions retenu notre souffle, pétrifiées, nous n’avions pas entendu la cloche sonner
Mère supérieur était alors venue nous gronder
Le récit de Rasméya, ma camarade de classe, fut à jamais gravé dans ma mémoire. Par manque de chance pour moi, quand j’écoute les personnes, je visualise les scènes, à ce souvenir effrayant mon imaginaire a ajouté des images qui ont hanté elles aussi, au côté des autres violences les nuits de l’enfant anorexique que j’étais.
J’entends encore la voix de Rasmeya, son récit me fait encore mal, Ce mal se traduit par une douleur physique.
La douleur de cette excision à laquelle j’ai échappé.
Longtemps, je me suis sentie coupable d’avoir été l’unique fille sauvée dans ma classe, dans ma famille maternelle…
Je n’ai pas été mutilée, mais les filles du pays de mon enfance continuent à l’être

 

J’ai eu mon premier enfant au Caire.
Je l’ai élevé seule et il me fallait travailler;
J’ai eu l’aide d’une nourrice qui venait le garder à la maison.
Elle avait 2 petites filles.
J’ai parlé avec elle des risques de l’excision et je lui ai prouvé que l’islam ne recommandait pas cette mutilation.
Elle a été convaincue
Un jour elle n’est pas venue. Ce n’était pas son habitude elle était devenue presque un membre de ma famille et des fois elle venait mêmes avec ses filles.
Le surlendemain, elle est revenue, les yeux gonflés, des cernes avaient creusé son beau visage. Son regard si vif et malicieux avait perdu son éclat.
Elle m’a expliqué qu’elle avait failli perdre sa fille ainée qui avait eu une hémorragie Elles avait excisé ses enfants.
Je me suis mise en colère, mais une colère noire;
Doucement, elle s’est approchée de moi; D’une voix triste elle m’a raconté sa vie.
Elle avait été mariée à l’âge de 16 ans. la petite paie que je lui versait ne pouvait pas suffire l’éducation de ses enfants ni les dépenses de soins nécessaires à ses parents.
Elle était seule et devait assurer seule la survie de trois générations dans sa famille. Son mari, avait disparu et avait abandonné les petites
Elle m’a dit que tous les mois elle allait à la distribution d’aides que la mosquée organisait.
Ses filles étaient à l’école gratuite qui dépendait de cette mosquée.
Quand le barbier une première fois est passé dans son immeuble, elle avait refusé de mutiler ses filles.
Une semaine plus tard, l’imam de la mosquée l’a convoquée, il lui a expliqué qu’une bonne musulmane devait être une bonne mère et que l’excision était une obligation.
Il lui a fait le chantage, elle n’allait pas recevoir les aides et ses filles ne pourraient plus suivre leur scolarité dans son école.
L’imam s’est entretenu aussi avec sa famille et ses voisines. Acculée de tout part elle a fini par céder aux pressions

 

À voir également : Le témoignage poignant et engagé d’une Egyptienne sauvée de l’excision à 8 ans

Publié le 29 avril 2016, Au Féminin par Camille Broyart : http://www.aufeminin.com/news-societe/excision-le-temoignage-poignant-de-serenade-chafik-s1825191.html

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